Une semaine de formation sur les techniques de quantification de la charge virale du VIH à Dakar à l’Iressef avec le réseau Wanetam avec des participants de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Prochaine formation à Bamako au cours du DU de Retrovirologie en Septembre 2019.

 

Le Centre hospitalier national d’enfants Albert Royer a procédé mardi 19 février à l’inauguration de sa plateforme de biologie moléculaire, mise en place pour le diagnostic des cas de méningite chez les enfants.

Le matériel a été remis à cette structure de santé par le centre de contrôle et de prévention des maladies des Etats-Unis en collaboration avec l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF), une structure fondée par le Professeur Souleymane Mboup.

Tulinabo S. Mushingi – Ambassadeur des Etats-Unis au Senegal

L’institut a été chargé d’acheter et d’installer tous les équipements au niveau de l’hôpital Albert Royer.

‘’Il me semble important de rappeler que le laboratoire est au cœur du diagnostic médical et le renforcement de sa capacité est la clé pour le contrôle des maladies à potentiel épidémique comme la méningite et l’amélioration de la prise en charge des malades’’, a souligné M. Mboup qui s’exprimait lors de la cérémonie d’inauguration.

Selon lui, ‘’ces équipements contribueront à apporter une réponse concrète à la problématique d’accès aux soins de santé primaires chez les enfants’’. ‘’Eu égard au fait que les méthodes de diagnostic moléculaire sont de nos jours incontournables et transversales, cette plateforme servira à renforcer les capacités des laboratoires nationaux en matière de détection, de caractérisation et de surveillance des agents pathogènes à potentiel épidémique’’, a poursuivi M. Mboup.

Au-delà de la mise en place de la plateforme, il signale que sa structure soutient l’hôpital Albert Royer dans la maintenance et la certification annuelle de ces équipements.

Au terme de leur première année d’activités, les membres du réseau ALERRT (African coalition for epidemic research, response and training), en français, coalition africaine de recherche, d’intervention et de Formation pour la prévention des épidémies se sont réunis à Dakar le 19 mars 2019.

L’objectif de cette rencontre était de mettre en lumière les résultats des recherches effectuées en 2018, mais aussi se projeter dans l’avenir pour faire face aux épidémies.

Sous ce chapitre selon le professeur Souleymane Mboup, président-fondateur de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF), “les maladies épidémiques émergentes ou ré-émergentes constituent une menace permanente pour la sécurité sanitaire mondiale”.

Le Professeur Mboup s’exprimait à l’ouverture de l’Assemblée générale de la coalition Africaine de recherche, d’intervention et de formation pour la prévention des épidémies.

Il a rappelé que le concept de maladie infectieuse émergente ou réémergente s’est développé depuis plusieurs années et qu’il est sans doute devenu à la mode dès les années 90 pour s’amplifier au début des années 2000.

Selon lui, les déterminants de ces maladies infectieuses émergentes sont multiples, et sont en grande partie, liés à l’évolution des agents infectieux, des vecteurs et de l’hôte dans un contexte de changements environnementaux, socio-économiques et culturels qui déséquilibrent les écosystèmes.

Des membres du Réseau ALERRT

Le président fondateur de l’IRESSEF a également indiqué que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a dressé une liste des maladies infectieuses émergentes graves susceptibles de générer une urgence de santé publique et pour lesquelles il n’existe pas ou peu de solutions préventives et curatives.

“La recherche centrée sur les patients, ces infections prioritaires et sur d’autres maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes, est toutefois très difficile pour diverses raisons”, a-t-il expliqué.