Des médecins chargés de la prise en charge du VIH, des responsables de laboratoires, des assistants sociaux ainsi que des gestionnaires ont pris part jeudi 18 Juillet à IRESSEF sise Diamniadio (département de Rufisque) au lancement du code d’identification unique des patients qui vont faire le dépistage du VIH au Sénégal.

 “C’est un système qui nous permet d’identifier une personne positive une seule fois. Vous savez, avant l’arrivée de ce système, une personne déclarée positive au VIH pouvait se faire dépister plusieurs fois dans des sites de dépistage différents’’

Docteur Astou Guèye, coordonnatrice du programme surveillance sentinelle à l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF)

Dr Gueye s’exprimait en marge de la cérémonie de lancement du code d’identification unique des patients qui vont faire le dépistage du VIH au Sénégal.

De nombreux experts ont pris part à cette rencontre. » Au Sénégal, les patients reçus au laboratoire pour le dépistage du VIH sont identifiés grâce à un code anonyme spécifique à la structure mais ne permet pas d’éviter de réenregistrer ce même patient dans la même structure ou ailleurs’’, a-t-elle expliqué.

Dr Gueye a ajouté : » Pour éviter ces dysfonctionnements, l’IRESSEF sous la conduite de l’équipe de surveillance épidémiologique du professeur Souleymane Mboup a mis en place un système anonyme d’identification unique’’. Selon elle, ce travail a été possible avec la collaboration des ingénieurs du centre de calcul de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.

 

Vendela Herdell et Philipp Lassarén sont des étudiants en médecine de l’Institut Karolinska en Suède en visite à Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologie et de Formation (IRESSEF).

Vendela est assistante de recherche dans le laboratoire Emotion, avec un grand intérêt pour la santé publique. C’est pourquoi elle a décidé de passer quelques semaines à l’IRESSEF pour apprendre davantage sur la recherche – en particulier sur le paludisme qui l’intéresse beaucoup. Elle débutera également dans un groupe de recherche sur le paludisme cet automne.

 

À l’IRESSEF, elle a appris les techniques de base de la biologie moléculaire, telles que l’extraction d’ADN, la PCR et la PCR en temps réel, et a aussi eu l’occasion de voir le processus de rédaction des articles scientifiques. Philipp s’intéresse également à la recherche, notamment à l’analyse statistique. Il a fait une présentation sur Principal Component Analysis,  et espère  collaborer avec l’IRESSEF sur l’utilisation des méthodes statistiques. Ils sont profondément reconnaissants de pouvoir séjourner  dans une organisation aussi impressionnante que l’IRESSEF et espèrent pouvoir initier une collaboration entre l’Institut Karolinska et l’IRESSEF.