iLEAD (Innovation in Laboratory Engineered Accelerated Diagnostics) est un programme de recherche qui offre une plateforme pour faciliter et accélérer la mise en oeuvre des innovations qui ont un potentiel d’améliorer la chaine de valeur du laboratoire à travers cinq domaines d’intérêt : accès patient, spécimen, transport des échantillons, test de l’échantillon (laboratoire centralisé ou système POC) et connectivité (voir schéma)

Le Réseau Africain de Recherche en Santé – Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologique et de Formation (RARS – IRESSEF), en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) et l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS) offrent cinq (5) Bourses aux jeunes innovateurs, à travers le programme iLEAD financé par la Fondation Bill & Mélinda Gates. Ces bourses ont pour but d’appuyer et de faciliter le développement, l’avancement et/ou la complétude des projets d’innovation dans la chaine de valeur du laboratoire chez les jeunes (étudiants, chercheurs, etc.).
La bourse, à hauteur de 10.000 $ US, permettra de couvrir les frais liés à la recherche (matériel, produits, réactifs et consommables, frais de voyage, bourse de subsistance).

NB : Le salaire n’est pas pris en charge par cette subvention et la bourse de subsistance ne doit pas dépasser 15%.

Tout est parti d’une expérience d’environ 20 ans de l’activité de l’hydroxychloroquine sur les virus. Avec l’épidémie du COVID-19 en chine et avec les essais in vivo de l’activité de cette molécule sur le COVID-19, le Professeur Didier Raoult a décidé de faire un essai pragmatique sur des patients naïfs de tout traitement. Il s’agit de 24 patients naïfs de tout traitement enrôlés puis traités en raison de 600mg par jour pendant 6 jours ce qui a donné une baisse spectaculaire de la charge virale. Puis associé à l’azithromycine qui est un antibactérien qui a des effets antiviraux ce qui découle est surprenant une élimination du virus chez ces patients et une guérison.

Ce qui a suscité beaucoup d’interrogation du monde scientifique. Aujourd’hui l’histoire lui donne raison puisque le gouvernement français a autorisé la dispensation de la chloroquine dans la prise en charge du COVID-19.

A noter que le Professeur Didier Raoult a aussi visité l’IRESSEF le 26 Août 2019, une occasion pour lui de nouer une collaboration avec les chercheurs de cet institut dirigé par l’éminent chercheur Sénégalais le professeur Souleymane Mboup co-découvreur du VIH-2 en 1985.

L’Institut de Recherche (Iressef) du Professeur Souleymane Mboup possède l’appareil Quantstudio qui a une capacité de 12000 tests (d’où son nom 12K flex) qui fait partie des systèmes de PCR en temps réel préconisé par thermoFisher pour le protocole du CDC pour leur kit de diagnostic du COVID-19.

La Fondation Bill et Melinda Gates a annoncé qu’elle engageait immédiatement 100 millions de dollars pour la réponse mondiale à l’épidémie de coronavirus (2019-nCov) de 2019. Sur ce montant, 20 millions de dollars ont été alloués pour renforcer la protection des populations à risque en Afrique. Cela porte à 25 millions de dollars l’engagement total de la fondation envers l’Afrique pour l’épidémie de 2019-nCov.

Ces fonds sont mis à disposition pour renforcer la capacité des États membres de l’Union africaine à améliorer la surveillance, la détection rapide et le confinement rapide de tous les cas, ainsi qu’à isoler et traiter les cas en toute sécurité. Tout cela sera soutenu par le renforcement des capacités des instituts nationaux de santé publique, des centres d’opérations d’urgence et des réseaux régionaux du continent. Ces efforts critiques seront soutenus par le biais du Réseau africain d’épidémiologie de terrain (AFENET) en étroite collaboration avec les Centres africains de prévention et de contrôle des maladies (CDC Afrique) et le Bureau régional de l’OMS pour la Région africaine.

Ces nouvelles ressources viendront compléter le travail du Groupe de travail sur l’Afrique pour le nouveau coronavirus 2019 (AFCOR) et contribueront à la stratégie du CDC africain de détection rapide et de confinement rapide. Les fonds engagés par la fondation augmenteront ce que les gouvernements africains font déjà pour préparer et répondre à 2019-nCov. Le continent bénéficiera énormément de ce soutien.

L’académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) a tenue  sa première ‘’séance académique’’ de l’année, à la salle de conférence de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation. « La problématique et l’état de soins en cardiologie » ont été abordés par l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts). Les conférenciers ont ainsi montré les différents niveaux pour relever les défis de la cardiologie au Sénégal. Le professeur chef de service en cardiologie de l’hôpital Aristide le Dantec, Serigne Abdou Ba, dira ainsi : « Le Sénégal, comme beaucoup d’autre pays, est confronté à des maladies cardiovasculaires.

La plupart de nos malades doivent être opérés, par contre ils n’ont pas les moyens et cela pose un problème de prise en charge. Il y a aussi l’hypertension artérielle qui constitue un fléau, parce que 29,8% de la population adulte est hyper-tendue. Cela entraîne des accidents vasculaires cérébraux, et ça se complique avec l’insuffisance cardiaque et l’insuffisance rénale avec au bout la dialyse », a fait savoir le panéliste.

Et de poursuivre : « la tendance, c’est la prévention. Parce que plus on vieillit, plus on est confronté à ces maladies et le socle de cette prise en charge reste la prévention, lutter contre le diabète, baisser la tension artérielle, baisser la consommation du sucre, du sel et du gras et lutter contre le stress».

Dans la même perspective, le professeur Mohamed Ndiaye de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar dira : « on s’est concentré dans les moyens de traitement de l’opération, cette offre a évolué dans les années 80 et dans les années 90 pour établir un programme de chirurgie cardiaque. Pour le moment, il y a un centre de cardiologie de haut niveau où il y a la possibilité d’opérer au Sénégal ».

Dans le même sillage, Pr Ndiaye a indexer les soins coûteux : « ces actes coûteux sont dus à des matériels coûteux au niveau international ». Les panélistes ont par ailleurs révélé le manque de cardiologues au Sénégal. Ils ont aussi discuté de plusieurs défis, défis d’accès aux soins entre autres, comme sur les défis qui obstruent le domaine de la cardiologie. Les scientifiques dont le professeur Souleymane ont aussi rassuré sur la question du coronavirus : « nous allons continuer de travailler dans ce cas pour apporter des recherches solides »

L’Institut de Recherche en Santé de Surveillance épidémiologique et de Formation (IRESSEF), en collaboration avec le groupe ThermoFisher Scientific a organisé une formation sur les techniques de séquençage à haut débit ou NGS (Next Generation Sequencing) et particulièrement sur la technologie « Ion GeneStudio S5 ». Cette formation s’est déroulée du lundi 19 au mercredi 21 Août 2019 et a regroupé des chercheurs, des biologistes, des ingénieurs et des techniciens de laboratoires afin de renforcer leurs capacités pour une meilleure utilisation de ces technologies dans les domaines de la Recherche et du Diagnostic.

Les objectifs de cette formation étaient de permettre aux participants de comprendre les principes fondamentaux de la technologie « Ion Torrent » et de maitriser les fonctionnalités de la plateforme « Ion Chef » et « Ion GeneStudio S5 ».

Le séquençage NGS est une méthodologie à haut débit qui permet le séquençage rapide d’ADN ou d’ARN. Le NGS est un moteur de découverte et permet l’avenir de la médecine personnalisée. Il soutient une large gamme d’applications notamment : Identification Humaine ; Sécurité Alimentaire ; Profilage de l’Expression Génique, Recherche sur les Cancers, les Maladies Infectieuses, la Génétique Humaine (Maladies Héréditaires, Comptage des Chromosomes, Typage HLA), le Microbiome, la Santé de la Reproduction (détection d’aneuploïdie, maladies congénitales), etc.

Des médecins chargés de la prise en charge du VIH, des responsables de laboratoires, des assistants sociaux ainsi que des gestionnaires ont pris part jeudi 18 Juillet à IRESSEF sise Diamniadio (département de Rufisque) au lancement du code d’identification unique des patients qui vont faire le dépistage du VIH au Sénégal.

 « C’est un système qui nous permet d’identifier une personne positive une seule fois. Vous savez, avant l’arrivée de ce système, une personne déclarée positive au VIH pouvait se faire dépister plusieurs fois dans des sites de dépistage différents’’

Docteur Astou Guèye, coordonnatrice du programme surveillance sentinelle à l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF)

Dr Gueye s’exprimait en marge de la cérémonie de lancement du code d’identification unique des patients qui vont faire le dépistage du VIH au Sénégal.

De nombreux experts ont pris part à cette rencontre. » Au Sénégal, les patients reçus au laboratoire pour le dépistage du VIH sont identifiés grâce à un code anonyme spécifique à la structure mais ne permet pas d’éviter de réenregistrer ce même patient dans la même structure ou ailleurs’’, a-t-elle expliqué.

Dr Gueye a ajouté : » Pour éviter ces dysfonctionnements, l’IRESSEF sous la conduite de l’équipe de surveillance épidémiologique du professeur Souleymane Mboup a mis en place un système anonyme d’identification unique’’. Selon elle, ce travail a été possible avec la collaboration des ingénieurs du centre de calcul de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.

 

Vendela Herdell et Philipp Lassarén sont des étudiants en médecine de l’Institut Karolinska en Suède en visite à Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologie et de Formation (IRESSEF).

Vendela est assistante de recherche dans le laboratoire Emotion, avec un grand intérêt pour la santé publique. C’est pourquoi elle a décidé de passer quelques semaines à l’IRESSEF pour apprendre davantage sur la recherche – en particulier sur le paludisme qui l’intéresse beaucoup. Elle débutera également dans un groupe de recherche sur le paludisme cet automne.

 

À l’IRESSEF, elle a appris les techniques de base de la biologie moléculaire, telles que l’extraction d’ADN, la PCR et la PCR en temps réel, et a aussi eu l’occasion de voir le processus de rédaction des articles scientifiques. Philipp s’intéresse également à la recherche, notamment à l’analyse statistique. Il a fait une présentation sur Principal Component Analysis,  et espère  collaborer avec l’IRESSEF sur l’utilisation des méthodes statistiques. Ils sont profondément reconnaissants de pouvoir séjourner  dans une organisation aussi impressionnante que l’IRESSEF et espèrent pouvoir initier une collaboration entre l’Institut Karolinska et l’IRESSEF.

Une semaine de formation sur les techniques de quantification de la charge virale du VIH à Dakar à l’Iressef avec le réseau Wanetam avec des participants de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Prochaine formation à Bamako au cours du DU de Retrovirologie en Septembre 2019.