L’académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) a tenue  sa première ‘’séance académique’’ de l’année, à la salle de conférence de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation. « La problématique et l’état de soins en cardiologie » ont été abordés par l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts). Les conférenciers ont ainsi montré les différents niveaux pour relever les défis de la cardiologie au Sénégal. Le professeur chef de service en cardiologie de l’hôpital Aristide le Dantec, Serigne Abdou Ba, dira ainsi : « Le Sénégal, comme beaucoup d’autre pays, est confronté à des maladies cardiovasculaires.

La plupart de nos malades doivent être opérés, par contre ils n’ont pas les moyens et cela pose un problème de prise en charge. Il y a aussi l’hypertension artérielle qui constitue un fléau, parce que 29,8% de la population adulte est hyper-tendue. Cela entraîne des accidents vasculaires cérébraux, et ça se complique avec l’insuffisance cardiaque et l’insuffisance rénale avec au bout la dialyse », a fait savoir le panéliste.

Et de poursuivre : « la tendance, c’est la prévention. Parce que plus on vieillit, plus on est confronté à ces maladies et le socle de cette prise en charge reste la prévention, lutter contre le diabète, baisser la tension artérielle, baisser la consommation du sucre, du sel et du gras et lutter contre le stress».

Dans la même perspective, le professeur Mohamed Ndiaye de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar dira : « on s’est concentré dans les moyens de traitement de l’opération, cette offre a évolué dans les années 80 et dans les années 90 pour établir un programme de chirurgie cardiaque. Pour le moment, il y a un centre de cardiologie de haut niveau où il y a la possibilité d’opérer au Sénégal ».

Dans le même sillage, Pr Ndiaye a indexer les soins coûteux : « ces actes coûteux sont dus à des matériels coûteux au niveau international ». Les panélistes ont par ailleurs révélé le manque de cardiologues au Sénégal. Ils ont aussi discuté de plusieurs défis, défis d’accès aux soins entre autres, comme sur les défis qui obstruent le domaine de la cardiologie. Les scientifiques dont le professeur Souleymane ont aussi rassuré sur la question du coronavirus : « nous allons continuer de travailler dans ce cas pour apporter des recherches solides »

L’Institut de Recherche en Santé de Surveillance épidémiologique et de Formation (IRESSEF), en collaboration avec le groupe ThermoFisher Scientific a organisé une formation sur les techniques de séquençage à haut débit ou NGS (Next Generation Sequencing) et particulièrement sur la technologie « Ion GeneStudio S5 ». Cette formation s’est déroulée du lundi 19 au mercredi 21 Août 2019 et a regroupé des chercheurs, des biologistes, des ingénieurs et des techniciens de laboratoires afin de renforcer leurs capacités pour une meilleure utilisation de ces technologies dans les domaines de la Recherche et du Diagnostic.

Les objectifs de cette formation étaient de permettre aux participants de comprendre les principes fondamentaux de la technologie « Ion Torrent » et de maitriser les fonctionnalités de la plateforme « Ion Chef » et « Ion GeneStudio S5 ».

Le séquençage NGS est une méthodologie à haut débit qui permet le séquençage rapide d’ADN ou d’ARN. Le NGS est un moteur de découverte et permet l’avenir de la médecine personnalisée. Il soutient une large gamme d’applications notamment : Identification Humaine ; Sécurité Alimentaire ; Profilage de l’Expression Génique, Recherche sur les Cancers, les Maladies Infectieuses, la Génétique Humaine (Maladies Héréditaires, Comptage des Chromosomes, Typage HLA), le Microbiome, la Santé de la Reproduction (détection d’aneuploïdie, maladies congénitales), etc.

Des médecins chargés de la prise en charge du VIH, des responsables de laboratoires, des assistants sociaux ainsi que des gestionnaires ont pris part jeudi 18 Juillet à IRESSEF sise Diamniadio (département de Rufisque) au lancement du code d’identification unique des patients qui vont faire le dépistage du VIH au Sénégal.

 « C’est un système qui nous permet d’identifier une personne positive une seule fois. Vous savez, avant l’arrivée de ce système, une personne déclarée positive au VIH pouvait se faire dépister plusieurs fois dans des sites de dépistage différents’’

Docteur Astou Guèye, coordonnatrice du programme surveillance sentinelle à l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF)

Dr Gueye s’exprimait en marge de la cérémonie de lancement du code d’identification unique des patients qui vont faire le dépistage du VIH au Sénégal.

De nombreux experts ont pris part à cette rencontre. » Au Sénégal, les patients reçus au laboratoire pour le dépistage du VIH sont identifiés grâce à un code anonyme spécifique à la structure mais ne permet pas d’éviter de réenregistrer ce même patient dans la même structure ou ailleurs’’, a-t-elle expliqué.

Dr Gueye a ajouté : » Pour éviter ces dysfonctionnements, l’IRESSEF sous la conduite de l’équipe de surveillance épidémiologique du professeur Souleymane Mboup a mis en place un système anonyme d’identification unique’’. Selon elle, ce travail a été possible avec la collaboration des ingénieurs du centre de calcul de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.

 

Vendela Herdell et Philipp Lassarén sont des étudiants en médecine de l’Institut Karolinska en Suède en visite à Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologie et de Formation (IRESSEF).

Vendela est assistante de recherche dans le laboratoire Emotion, avec un grand intérêt pour la santé publique. C’est pourquoi elle a décidé de passer quelques semaines à l’IRESSEF pour apprendre davantage sur la recherche – en particulier sur le paludisme qui l’intéresse beaucoup. Elle débutera également dans un groupe de recherche sur le paludisme cet automne.

 

À l’IRESSEF, elle a appris les techniques de base de la biologie moléculaire, telles que l’extraction d’ADN, la PCR et la PCR en temps réel, et a aussi eu l’occasion de voir le processus de rédaction des articles scientifiques. Philipp s’intéresse également à la recherche, notamment à l’analyse statistique. Il a fait une présentation sur Principal Component Analysis,  et espère  collaborer avec l’IRESSEF sur l’utilisation des méthodes statistiques. Ils sont profondément reconnaissants de pouvoir séjourner  dans une organisation aussi impressionnante que l’IRESSEF et espèrent pouvoir initier une collaboration entre l’Institut Karolinska et l’IRESSEF.

Une semaine de formation sur les techniques de quantification de la charge virale du VIH à Dakar à l’Iressef avec le réseau Wanetam avec des participants de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Prochaine formation à Bamako au cours du DU de Retrovirologie en Septembre 2019.

 

Le Centre hospitalier national d’enfants Albert Royer a procédé mardi 19 février à l’inauguration de sa plateforme de biologie moléculaire, mise en place pour le diagnostic des cas de méningite chez les enfants.

Le matériel a été remis à cette structure de santé par le centre de contrôle et de prévention des maladies des Etats-Unis en collaboration avec l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF), une structure fondée par le Professeur Souleymane Mboup.

Tulinabo S. Mushingi – Ambassadeur des Etats-Unis au Senegal

L’institut a été chargé d’acheter et d’installer tous les équipements au niveau de l’hôpital Albert Royer.

‘’Il me semble important de rappeler que le laboratoire est au cœur du diagnostic médical et le renforcement de sa capacité est la clé pour le contrôle des maladies à potentiel épidémique comme la méningite et l’amélioration de la prise en charge des malades’’, a souligné M. Mboup qui s’exprimait lors de la cérémonie d’inauguration.

Selon lui, ‘’ces équipements contribueront à apporter une réponse concrète à la problématique d’accès aux soins de santé primaires chez les enfants’’. ‘’Eu égard au fait que les méthodes de diagnostic moléculaire sont de nos jours incontournables et transversales, cette plateforme servira à renforcer les capacités des laboratoires nationaux en matière de détection, de caractérisation et de surveillance des agents pathogènes à potentiel épidémique’’, a poursuivi M. Mboup.

Au-delà de la mise en place de la plateforme, il signale que sa structure soutient l’hôpital Albert Royer dans la maintenance et la certification annuelle de ces équipements.

Au terme de leur première année d’activités, les membres du réseau ALERRT (African coalition for epidemic research, response and training), en français, coalition africaine de recherche, d’intervention et de Formation pour la prévention des épidémies se sont réunis à Dakar le 19 mars 2019.

L’objectif de cette rencontre était de mettre en lumière les résultats des recherches effectuées en 2018, mais aussi se projeter dans l’avenir pour faire face aux épidémies.

Sous ce chapitre selon le professeur Souleymane Mboup, président-fondateur de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF), « les maladies épidémiques émergentes ou ré-émergentes constituent une menace permanente pour la sécurité sanitaire mondiale ».

Le Professeur Mboup s’exprimait à l’ouverture de l’Assemblée générale de la coalition Africaine de recherche, d’intervention et de formation pour la prévention des épidémies.

Il a rappelé que le concept de maladie infectieuse émergente ou réémergente s’est développé depuis plusieurs années et qu’il est sans doute devenu à la mode dès les années 90 pour s’amplifier au début des années 2000.

Selon lui, les déterminants de ces maladies infectieuses émergentes sont multiples, et sont en grande partie, liés à l’évolution des agents infectieux, des vecteurs et de l’hôte dans un contexte de changements environnementaux, socio-économiques et culturels qui déséquilibrent les écosystèmes.

Des membres du Réseau ALERRT

Le président fondateur de l’IRESSEF a également indiqué que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a dressé une liste des maladies infectieuses émergentes graves susceptibles de générer une urgence de santé publique et pour lesquelles il n’existe pas ou peu de solutions préventives et curatives.

« La recherche centrée sur les patients, ces infections prioritaires et sur d’autres maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes, est toutefois très difficile pour diverses raisons », a-t-il expliqué.

Le professeur Souleymane Mboup a reçu une fois de plus la reconnaissance de ses pairs.

C’était lors de la conférence annuelle ASLM – African Society for Laboratory Medicine. Le chercheur sénégalais a été distingué ce jeudi 13 décembre à Abuja au Nigeria. Il a reçu son prix des mains du Ministre nigérian de la santé Isaac Adewole.
Le prix ASLM 2018 dénommé Lifetime Achievement Award récompense les efforts du président de l’IRESSEF dans tous les domaines de la recherche en général, et sur le VIH en particulier.
Lire la suite

L’Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologique et de Formation (IRESSEF), en partenariat avec l’Agence de Réduction des Menaces pour la Défense (DTRA) du département de la défensea de l’Armée américaine, le « CRDF Global » et Leidos, ont organisé deux ateliers sur la rédaction de projets scientifiques.

Le premier s’est tenu du 10 au 14 Septembre à l’hôtel Pullman Dakar Téranga et le second du 17 au 21 Décembre à l’hôtel Radisson Blue. Ces ateliers avaient pour objectif de familiariser les chercheurs aux processus

internationaux de financement et l’élaboration de projets de recherche dans les domaine qui menacent la sécurité globale. Il a permis à 9 scientifiques de l’IRESSEF et de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) d’acquérir des connaissances dans l’identification d’opportunités de financement.
Lire la suite

Lundi 10 décembre a démarré à Abuja au Nigeria la conférence de l’ASLM – African Society for Laboratory Medicine. Cette réunion qui se tient tous les deux ans a pour thème, prévenir et contrôler la prochaine pandémie: le rôle du laboratoire.

L’objectif est de fournir des informations sur le paysage de la médecine de laboratoire et les besoins en Afrique. Il s’agit également de sensibiliser les donateurs privés, publics et philanthropiques sur les possibilités d’investissement dans la médecine de laboratoire.
Lire la suite